Le puissant armateur grec Evangelos Marinakis, à la tête de la compagnie Capital Maritime et propriétaire des clubs de football Olympiakos et Nottingham Forest, a déclaré qu'il préférait payer un péage de 100.000 à 200.000 dollars pour traverser le détroit d'Ormuz, dont le trafic est perturbé, plutôt que de subir les désagréments liés aux blocages. Cette position tranche avec celle de la plupart des autres acteurs du secteur maritime et du gouvernement grec, qui défendent la liberté de circulation et la gratuité du détroit. L'Iran, qui contrôle ce nœud stratégique, a créé une nouvelle entité, l'Autorité du détroit du Golfe, pour gérer le trafic et percevoir des redevances, une idée rejetée par les États-Unis, l'Europe et les pays du Moyen-Orient.