"Ils ont dû reprendre leurs stocks en douane" : le conflit au Moyen-Orient fragilise l’industrie pharmaceutiqu 12.03.2026

Le conflit au Moyen-Orient, notamment la fermeture du détroit d'Ormuz, impacte négativement l'industrie pharmaceutique française. Les entreprises font face à des retards d'acheminement des matières premières pétrochimiques venant des pays du Golfe, entraînant des délais de livraison de dix à vingt jours pour des sociétés comme M2i, qui importe des molécules essentielles. Les coûts de transport augmentent de 1 000 à 1 500 euros par conteneur, et le prix des matières premières connaît une volatilité significative, passant de 200 à plus de 220 euros le kilo pour certains intermédiaires. De plus, les exportations de médicaments vers le Moyen-Orient sont ralenties, obligeant certains industriels à récupérer leurs stocks bloqués en douane. Malgré ces difficultés, les stocks actuels en France sont jugés suffisants pour éviter des pénuries ou des hausses de prix à court terme.














