Dans un rapport publié vendredi 24 avril, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) dénonce des "atteintes aux droits fondamentaux des patients" à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP). Cette institution, existant depuis 1872 et recevant des personnes en soins sans consentement, fait l'objet de critiques concernant sa "gestion sécuritaire des situations de crise". En 2025, 1 456 personnes y ont été admises. Les constats de la visite du 2 au 4 mars révèlent des conditions de détention dégradées : isolement systématique, tenue de pyjama imposée sans sous-vêtements, absence de sanitaires et d'accès à l'air libre dans les chambres. De plus, un quart des patients ont été maintenus au-delà de la durée légale de 24 à 48 heures, certains jusqu'à huit jours, sans accès à un avocat ni possibilité d'informer leurs proches. Ces dysfonctionnements, déjà constatés en 2009, soulignent une atteinte à la dignité des patients et une défaillance de l'État à garantir leurs droits fondamentaux.