Le 9 avril dernier, un colloque intitulé « Innover par la chimie pour relever le défi des PFAS » s’est tenu à la Maison de la Chimie à Paris, réunissant chercheurs, médecins et industriels. Ces molécules, apparues il y a soixante-dix ans, sont surnommées « polluants éternels » en raison de leur extrême résistance. Le terme PFAS regroupe jusqu’à 10 000 molécules différentes selon l’ECHA, l’agence chimique européenne, dont les propriétés et les conséquences sur la santé et l’environnement restent mal comprises. Seules quelques dizaines de ces substances sont actuellement mesurées, alors que des milliers circulent déjà dans l’environnement et les organismes, rendant leur identification et leur régulation extrêmement complexes.