«J’ai fait ça pour rien»: son ex militaire s’en sort sans casier judiciaire 04.05.2026

Une femme du Saguenay, dont l'identité est protégée, exprime un profond regret d'avoir porté plainte contre son ex-conjoint, le militaire David Déry-Bédard, après qu'il l'a sauvagement étranglée en avril 2020 à Alma. Bien que d'abord accusé de voies de fait graves, il a plaidé coupable à une accusation réduite et obtenu une absolution conditionnelle du juge Jean Hudon, lui évitant tout casier judiciaire et lui permettant de poursuivre sa carrière dans les Forces armées canadiennes. Cette sentence, qualifiée de « peine bonbon », est d'autant plus contestée que les études montrent que les victimes d'étranglement ont un risque de féminicide multiplié par 7,5. La Couronne réclamait quatre à six mois de détention. Depuis, ce jugement est invoqué par d'autres hommes violents pour échapper à un casier, transformant le cas de la victime en jurisprudence défavorable aux femmes. Elle déplore que le processus l'ait laissée avec le sentiment d'être la grande oubliée, elle qui souffre désormais de syndrome de stress post-traumatique.















