"Je ne vois pas la lumière au bout du tunnel" : le désespoir et l’inquiétude de Reina Sfeir, professeur de droit au Liban 27.03.2026

Reina Sfeir, une professeure de droit libanaise de 47 ans résidant à Beyrouth nord, décrit un quotidien marqué par l'inquiétude et le désespoir face aux bombardements israéliens et à l'occupation progressive du territoire. Bien que sa région soit actuellement épargnée, elle entend les déflagrations et vit dans une alerte constante, percevant le conflit comme internationalisé, notamment avec l'implication des États-Unis. Elle s'inquiète de l'érosion territoriale, estimant qu'Israël occupe 8% du territoire libanais et détruit des habitations, laissant des habitants sans domicile. Le nouveau gouvernement libanais a porté plainte pour crimes de guerre auprès du Conseil de sécurité. Reina Sfeir enseigne les droits de l'homme à des étudiants dont beaucoup sont déplacés et vivent dans des conditions précaires, rendant son travail d'autant plus difficile. Elle constate également des symptômes physiques liés au stress de la guerre et à la dégradation de la qualité de l'air, et malgré son désespoir, elle refuse de quitter son pays, espérant avoir tort quant à son pessimisme.














