Le système judiciaire français nécessite plusieurs mois pour rendre des décisions dans des affaires complexes, comme le montrent les exemples de Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Pour l'ancien président, le verdict dans l'affaire du financement présumé libyen de sa campagne de 2007 n'est attendu que six mois après la fin de son procès en appel. De même, Marine Le Pen attendra près de cinq mois pour connaître la décision dans l'affaire des assistants parlementaires du Front National. Tania Jewczuk, porte-parole de la cour d'appel de Paris, explique que la complexité des dossiers, impliquant de nombreux prévenus, des preuves volumineuses, et des questions procédurales et de fond, rend ce délai nécessaire. La rédaction et la relecture de jugements pouvant atteindre plusieurs centaines de pages, motivant chaque peine individuellement, exigent minutie, précision et rigueur de la part de collèges de magistrats.