Kairouan | La politique au chevet d’un hôpital fantôme 18.06.2026

Le 16 juin 2026, la visite du président Kaïs Saïed à Kairouan et la réaction de l'ancien chef du gouvernement Youssef Chahed ont ravivé le débat sur les priorités de l'État tunisien. Saïed a mis en avant la réhabilitation de la Piscine des Aghlabides par l'ingénierie militaire, soulignant l'efficacité de l'État. Chahed a critiqué cette communication axée sur le patrimoine, déplorant l'abandon du chantier de l'hôpital universitaire Roi Salman, dénonçant une "indignation sélective" et un oubli du passé. L'article analyse cette joute politique comme une illustration de la déconnexion de la classe politique face aux problèmes structurels du développement régional, notamment dans le Centre-Ouest, et une stratégie de repositionnement personnel plutôt qu'une véritable exigence de comptes. Kairouan devient le symbole d'une gouvernance qui peine à concilier patrimoine et développement global, exacerbant les fractures sanitaires et économiques.














