Le Premier ministre britannique Keir Starmer fait face à une pression croissante pour démissionner, suite aux résultats désastreux du Parti travailliste lors des récentes élections locales du 7 mai, qualifiés par lui-même de "très difficiles". Malgré ses appels à rester et à éviter le chaos, plus de 80 de ses 403 députés réclament son départ ou un calendrier de transition, tandis qu'une centaine d'autres lui ont exprimé leur soutien. Deux secrétaires d'État, Miatta Fahnbulleh et Jess Phillips, ont démissionné, exhortant à une nouvelle direction. La déclin de sa popularité, mesuré à 19% en avril selon YouGov, et des polémiques, notamment liées à l'affaire Jeffrey Epstein impliquant Peter Mandelson, entachent sa gouvernance. Les élections locales ont vu des pertes significatives pour les travaillistes, particulièrement au Pays de Galles et en Angleterre, accentuant les doutes sur son leadership.