La Commission européenne exprime sa vive préoccupation face à l'expiration imminente, le 3 avril, du dispositif volontaire actuel de détection d'images et vidéos pédopornographiques par les plateformes en ligne et services de messagerie. Des négociations intenses sont en cours depuis des années pour renforcer ces règles et les rendre permanentes, mais elles se heurtent à des divergences majeures entre les partisans d'une protection accrue des enfants, comme la Commission et le Danemark, et ceux qui défendent la vie privée, tels que certains eurodéputés, plateformes et l'Allemagne. Malgré l'abandon d'une mesure controversée de scan des conversations privées, les discussions sur un texte final et même sur une prolongation provisoire du dispositif actuel ont échoué, créant un risque de vide juridique préjudiciable à la lutte contre ce crime.