La crise sécuritaire force la fermeture d’une trentaine d’écoles à Masisi 13.06.2026

La dégradation de la situation sécuritaire dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, a entraîné la fermeture d'une trentaine d'écoles primaires et secondaires, privant ainsi des milliers d'enfants de leur droit à l'éducation. Ce constat, issu d'un rapport de la société civile locale, souligne l'impact des affrontements entre les FARDC, les Wazalendo et l'AFC/M23 sur le secteur éducatif, particulièrement dans le sud du territoire. La fermeture de ces établissements, dont 10 secondaires et 20 primaires dans le secteur de Katoyi, est due aux combats et à l'inaccessibilité des zones. La crise dépasse Katoyi, affectant d'autres secteurs comme Osso Banyungu et la chefferie des Bahunde depuis novembre 2025. Malgré le transfert de certains élèves finalistes vers des centres d'examens opérationnels, les conditions d'apprentissage restent précaires, marquées par l'anxiété et les interruptions dues aux combats. La situation à Masisi s'inscrit dans une crise éducative provinciale plus large, avec plus de 431 000 enfants hors système et 1 142 écoles fermées dans le Nord-Kivu en février 2026. Des réponses humanitaires, comme le projet d'éducation d'urgence d'ActionAid, sont en cours, mais leur efficacité dépend d'une amélioration du contexte sécuritaire.














