La diaspora tunisienne : une richesse qu’on préfère tenir à distance 03.04.2026

La diaspora tunisienne, forte de près de 2,5 millions de personnes et contribuant significativement à l'économie tunisienne, est traitée avec une fierté opportuniste et une méfiance structurelle. Bien que célébrée lors de succès, comme pour le Prix Nobel Mongi Bawendi ou les joueurs de football binationaux, elle est tenue à distance et ses initiatives sont freinées. Le pays peine à traduire cette richesse en une vision stratégique politique, malgré un secrétariat d'État dont l'utilité est limitée. Les Tunisiens résidant à l'étranger (TRE) sont considérés comme des citoyens partiels, leur binationalité étant source de suspicion, limitant leur accès aux responsabilités. L'incitation au retour est contradictoire, promettant un parcours du combattant et une exclusion des prises de décision. La bureaucratie tunisienne, avec ses délais et procédures incohérents, agit comme une barrière, considérant les projets de la diaspora comme suspects. Cette défiance empêche l'exploitation de cette richesse, qui excelle à l'étranger mais reste sous-utilisée en Tunisie par manque de confiance et peur de ce qui échappe au contrôle.














