Dans une tribune publiée le 24 mai 2020, le docteur en droit Jean-Pierre Kilenda Kakengi Basila analyse la dénonciation déposée le 6 mai 2020 par le pasteur Mukuna contre l'ancien président Joseph Kabila. Mukuna sollicite le Parquet Général près la Cour constitutionnelle pour que les actes commis par Kabila durant son mandat soient sanctionnés pénalement. L'auteur examine si le cadre juridique congolais, basé sur la Constitution du 18 février 2006, permet réellement de poursuivre un ancien chef d'État. Il s'interroge sur la « rationalité linguistique » du législateur, suggérant que des imprécisions grammaticales ou des malfaçons juridiques dans les normes de responsabilité pénale pourraient offrir des voies d'échappatoire aux magistrats, risquant ainsi de conduire à une irresponsabilité pénale de fait pour l'ancien président malgré les principes de l'État de droit.