La répression atteint les enfants 08.06.2026

En Tunisie en 2026, la répression s'étend désormais aux enfants, marquant une escalade inquiétante par rapport aux cibles antérieures telles que les opposants politiques et les journalistes. Récemment, neuf élèves du baccalauréat de Bouarada ont été incarcérés pour fraude, risquant des peines de prison et l'exclusion des examens, tandis qu'un jeune autiste de 18 ans arrêté à M'saken est détenu pour une chanson de rap datant de ses 14 ans. Ces cas contrastent fortement avec la remise en liberté immédiate d'un citoyen arrêté pour consommation personnelle de drogue. L'article souligne que cette politique répressive, initiée en octobre 2021, utilise des instruments juridiques archaïques, comme le décret beylical de 1941, et l'article 131 du Code pénal, pour transformer des délits mineurs en crimes, emprisonnant des adolescents aux côtés de criminels endurcis. L'État, incapable d'adapter son arsenal juridique, compense ses défaillances par une sévérité disproportionnée, érodant la confiance et le respect de la loi, et menaçant la stabilité du régime.














