La technologie avance trop vite pour que les salariés l'adoptent: pour le moment, très peu de tâches sont vraiment réalisées à l'aide de l'IA 10.03.2026

Une étude inédite d'Anthropic, basée sur 2 millions de conversations avec son IA Claude, révèle un écart significatif entre le potentiel théorique de l'intelligence artificielle dans les métiers et son utilisation réelle par les salariés. Bien que les métiers de l'informatique et des mathématiques affichent le taux d'adoption effectif le plus élevé (33%), il reste loin de leur exposition théorique (94%). Ce décalage s'explique par les limitations des modèles d'IA, les contraintes légales, les exigences logicielles, et la lenteur de la diffusion, indiquant que la technologie progresse plus vite que son adoption. Le sociologue Yann Ferguson souligne l'importance de la prise en main par les salariés pour des gains de productivité, comparant une IA performante à une Ferrari pour un conducteur sans permis. De plus, 84% de la population mondiale n'a jamais utilisé de chatbot, et bien que l'étude ne montre pas d'augmentation du chômage due à l'IA, elle suggère un ralentissement de l'embauche des jeunes dans les professions exposées.














