La Tunisie peut résister aux chocs extérieurs sans appui du FMI 15.04.2026

Cet article conteste l'idée qu'un prêt de 2,5 milliards de dollars du FMI soit indispensable pour la Tunisie face aux chocs économiques mondiaux, notamment ceux liés à la guerre entre Israël et l'Iran. L'auteur, Larbi Ben Bouhali, critique une analyse jugée trop "dépendantiste", soulignant les ressources internes sous-exploitées de la Tunisie, telles que les transferts de la diaspora (environ 7 milliards de dinars en 2025), les exportations agricoles (notamment l'huile d'olive, dépassant 2 milliards de dinars en 2025), le secteur des phosphates (production en hausse à près de 5 millions de tonnes en 2025), l'industrie mécanique et électrique (principal secteur exportateur, générant plus de 15 milliards de dinars annuellement), le secteur numérique en pleine expansion (visant à devenir un hub digital africain), et la résilience du tourisme régional (clients algériens et libyens). Ces secteurs dynamiques, combinés à des alternatives de financement comme les sukuk ou les lignes de crédit bilatérales, permettraient à la Tunisie de préserver son indépendance financière et sa souveraineté stratégique sans succomber aux conditionnalités souvent contraignantes du FMI.














