L'Allemagne et la Belgique ont fermement dénoncé le blocage par la Hongrie d'un prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine, ainsi que le vingtième paquet de sanctions contre la Russie. Le ministre allemand Johann Wadephul a qualifié le comportement de la Hongrie de trahison de sa propre lutte pour la liberté, tandis que le ministre belge Maxime Prévot a parlé de "prise d'otage" du destin de l'Ukraine. Viktor Orbán conditionne son accord à la reprise du transit du pétrole russe via l'oléoduc Droujba, endommagé en janvier, une demande jugée inacceptable par Bruxelles et Berlin. La Commission européenne, par la voix d'Ursula von der Leyen, a promis de trouver un moyen de faire parvenir le financement à Kiev, malgré l'opposition hongroise.