L’anglais comme langue officielle ? Pourquoi la Nouvelle-Zélande se déchire 05.03.2026

La coalition au pouvoir en Nouvelle-Zélande a proposé début mars un projet de loi visant à faire de l'anglais une langue officielle, malgré son utilisation par environ 95 % de la population. Les partisans du texte, dont le ministre de la Justice Paul Goldsmith, estiment qu'il s'agit de corriger une "anomalie" et de clarifier la situation, le ministre des Affaires étrangères Winston Peters évoquant des confusions et des problèmes de sécurité potentiels dus à l'usage croissant du maori dans les services publics. Cependant, l'opposition et de nombreux détracteurs qualifient cette mesure d'inutile, arguant que l'anglais, omniprésent, n'a pas besoin de protection. Certains, comme la députée Chlöe Swarbrick, y voient une manœuvre politique visant une "guerre culturelle", rappelant la décision similaire de Donald Trump en mars 2025 aux États-Unis. Cette proposition survient dans un contexte de tensions accrues concernant la place du maori et les droits autochtones, illustré par des incidents passés au Parlement.














