Le PDG du CNRS, Antoine Petit, tire la sonnette d'alarme quant au sous-investissement de la France dans la recherche scientifique, craignant une "spirale vicieuse" aux conséquences économiques et sociales désastreuses. Il souligne qu'en date d'octobre 2024, l'État n'a pas compensé plus de 500 millions d'euros de charges obligatoires pour le CNRS. Petit insiste sur le fait que pour rester une puissance reconnue, la France doit impérativement augmenter ses investissements, car ses concurrents le font, et la recherche n'admet pas de miracle : moins investir mène inévitablement à de moins bons résultats, menaçant la souveraineté, l'autonomie, la création de valeur et d'emplois. Les chercheurs du CNRS sont appelés à manifester le 11 juin pour protester contre ces restrictions budgétaires.