Les archives du KGB, révélées par l'écrivaine Galia Ackerman dans son livre "Le KGB à Tchernobyl", dressent un portrait glaçant de la réaction soviétique à la catastrophe du 26 avril 1986. Alors que le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, provoquant la plus grande catastrophe environnementale de l'histoire, les services secrets soviétiques se concentraient sur le renforcement du contre-espionnage, ignorant ou minimisant la gravité de la situation. Ce rapport du KGB, datant de peu après l'explosion, illustre la priorité donnée par le pouvoir à la dissimulation et au contrôle de l'information plutôt qu'à la gestion de la crise radioactive qui empoisonnait la planète.