Face au blocage du détroit d’Ormuz et au choc pétrolier imminent, les pays développés, membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ont unanimement décidé de libérer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques. Cette mesure, qualifiée de cosmétique par Thierry Bros, professeur à Sciences Po Paris et spécialiste des questions énergétiques, vise à compenser la perte d’approvisionnement due à la fermeture de ce passage crucial, par lequel transitaient auparavant 20 millions de barils de brut quotidiennement, soit près de 20 % de la consommation mondiale. Cette initiative intervient douze jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, et malgré ce répit potentiel, le déficit de brut sur les marchés continue de se creuser, laissant présager des conséquences potentiellement désastreuses pour l'économie mondiale.