Didi Manara, deuxième vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et représentant de son président Denis Kadima, a prononcé une intervention lors d'une journée de réflexion sur les réformes électorales organisée le 29 avril 2025 à Kinshasa par la Commission Justice et Paix de l'Église du Christ au Congo. Il a rappelé que la CENI avait procédé à une évaluation objective du cycle électoral de 2023, tirant des enseignements majeurs sur ses forces et faiblesses. Manara a souligné que le cadre juridique encadrant les élections nécessite une réécriture substantielle, pouvant aller jusqu'à une révision de la Constitution pour garantir un processus plus inclusif, crédible et pacifique. Il a réaffirmé la pleine disponibilité de la CENI à participer aux débats avec ses experts, insistant sur l'importance d'inclure l'expérience terrain de l'institution. Cette prise de position intervient alors que la feuille de route 2025-2029 de la CENI, présentée le 4 avril 2025, rencontre des retards dans sa mise en œuvre, près d'un an après sa publication.