Les Émirats arabes unis ont officiellement quitté l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) le 1er mai, une décision annoncée le 28 avril. Ce départ inédit d'un poids lourd du cartel, qui produisait environ 3,6 millions de barils par jour, intervient dans un contexte de tensions internes sur les quotas de production et de crise régionale autour du détroit d'Ormuz. Abou Dhabi, qui vise une capacité de 5 millions de barils par jour d'ici 2027, cherche à se libérer des contraintes de l'Opep+ pour produire davantage. Ce départ, qui intervient aussi dans un contexte de relations tendues avec l'Arabie saoudite, pourrait à moyen terme exercer une pression à la baisse sur les prix du pétrole et fragiliser la cohésion et la capacité de régulation du cartel.