La Chine a récemment annoncé des modifications à son système de résidence permanente, le "hukou", en place depuis les années 1950, afin de remédier aux inégalités frappant les travailleurs migrants venus des zones rurales. Ce système classe les citoyens en catégories urbaines et rurales, limitant l'accès des migrants à des services publics essentiels tels que l'éducation et l'assurance santé dans les villes où ils résident et travaillent. Les nouvelles directives, publiées vendredi par les médias d'État, encouragent les villes à supprimer ces restrictions, garantissant un accès équitable aux services publics indépendamment du statut d'enregistrement, et visent à renforcer l'accès aux soins de santé de base et à améliorer la scolarisation des enfants de migrants dans les écoles publiques. L'adoption de ces mesures par les grandes métropoles comme Pékin et Shanghai reste cependant une question clé pour les experts.