La Commission européenne a rappelé à l'ordre l'Espagne pour avoir réduit la TVA sur les carburants à 10%, une mesure jugée non conforme au droit européen qui fixe un taux minimum de 15% pour ces produits. Cette directive de 2006, révisée en 2022, n'inclut pas les carburants fossiles dans la liste des biens et services éligibles aux taux réduits, contrairement à l'électricité et au gaz naturel jusqu'en 2030. Bruxelles justifie ces règles par la nécessité d'éviter les distorsions de concurrence et la fraude fiscale. Malgré cet avertissement, le ministre espagnol des Finances, Arcadi España, maintient la mesure jusqu'au 30 juin, le coût total des aides gouvernementales face à la crise énergétique s'élevant à 5 milliards d'euros.