« L’homophobie d’Etat est lié à un besoin de détourner l’attention des populations » 11.06.2026

Au Sénégal, la répression contre les personnes LGBT s'est intensifiée depuis mars 2026, avec des peines de prison alourdies à cinq-dix ans pour relations homosexuelles et une multiplication des arrestations et violences. Le gouvernement sénégalais justifie ces mesures par une opposition à l'Occident et la défense de valeurs africaines, une rhétorique qui coïncide avec des difficultés politiques internes, suggérant un possible détournement de l'attention publique. Cette homophobie d'État s'accompagne d'une augmentation de 36% des cas de VIH entre 2010 et 2024 et d'une fuite des personnes LGBT loin des centres de soins. D'autres pays d'Afrique de l'Ouest, comme le Ghana, le Burkina Faso et le Mali, ont également durci leurs lois homophobes, bien que les motivations et les contextes diffèrent. Historiquement, le Sénégal précolonial montrait une plus grande acceptation de la diversité sexuelle, la législation répressive actuelle étant un héritage de la colonisation.














