Un rapport de l'ONU, publié le 3 juin, alerte sur l'impact environnemental croissant de l'intelligence artificielle. La consommation d'eau et d'électricité des centres de données, moteurs de l'IA, devrait doubler d'ici 2030. En 2025, les centres de données mondiaux ont consommé 4 500 milliards de litres d'eau et 448 TWh d'électricité, l'IA représentant 20% de cette demande. D'ici 2030, la consommation d'eau douce pourrait atteindre 9 milliards de mètres cubes, comparable aux besoins de l'Afrique subsaharienne, et la consommation électrique environ 945 TWh, soit près du triple de la consommation combinée du Pakistan, du Bangladesh et du Nigeria. L'ONU appelle à un cadre réglementaire international pour contraindre le secteur à la sobriété, soulignant que l'entraînement d'un modèle comme GPT-4 a nécessité autant d'électricité que la consommation annuelle résidentielle de 460 000 personnes en Afrique subsaharienne.