Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a fermement condamné samedi 30 mai "l'escalade dangereuse et sans précédent" d'Israël, caractérisée par des avancées militaires au sud du Liban et des frappes massives. Il a appelé à un cessez-le-feu immédiat, tout en défendant la voie des négociations avec Israël, malgré l'opposition du Hezbollah, comme étant la moins coûteuse pour le Liban. Salam a accusé Israël de mener une "politique de la terre brûlée et de punition collective" visant à détruire des villes et à déplacer leurs habitants, affirmant que cela n'apporterait ni sécurité ni stabilité. Des pourparlers militaires étaient prévus à Washington les 2 et 3 juin, mais le communiqué américain n'a pas mentionné de cessez-le-feu, alors que Tsahal intensifie ses opérations contre le Hezbollah.