Jean-Yves Le Drian, représentant personnel du président de la République au Liban, a alerté sur la situation de "péril vital" que traverse le pays, malgré un accord de cessez-le-feu annoncé le 4 juin entre Israël et le Liban. L'armée israélienne continue ses raids, tandis que le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes. Le Liban est décrit comme une "victime directe d'un conflit qui n'est pas le sien", avec plus de 3 600 morts dus aux frappes israéliennes depuis le début de la guerre. Le Drian souligne que le Liban est menacé dans son unité, son intégrité territoriale (en partie occupée par Israël) et sa souveraineté, notamment en raison du monopole des armes détenu par le Hezbollah et d'une crise économique interne. Il estime que le sacrifice du Liban renforce le poids du Hezbollah, rendant la situation "très inquiétante pour la suite".