Le Parlement sénégalais a voté le 11 mars une loi doublant les peines pour les relations homosexuelles, passant de cinq à dix ans de prison, ce qui a suscité une panique généralisée parmi les personnes LGBT+ dans le pays. Cette nouvelle législation, qualifiée de "déviance" et de "mode occidentale", place le Sénégal parmi les pays africains les plus répressifs en la matière, aux côtés du Nigeria et de l'Ouganda. L'association française Stop Homophobie constate une saturation de sa ligne d'écoute internationale par des appels provenant du Sénégal, où les appelants expriment leur peur d'être arrêtés, de subir des menaces de mort et envisagent même le suicide. L'association transmet les dossiers au ministère des Affaires étrangères, mais reconnaît l'absence de solutions immédiates, bien qu'elle héberge quelques demandeurs d'asile sénégalais.