Depuis les années 1960, la Suisse a connu une augmentation de sa prospérité grâce à l'immigration, mais celle-ci est devenue un sujet politique extrêmement sensible, alimentant de nombreux débats et initiatives populaires. Ces mouvements, souvent initiés par la droite et l'UDC, visent à limiter la présence étrangère, invoquant des craintes de surpopulation, de criminalité et de perte d'identité. Malgré une série d'initiatives, dont certaines ont été adoptées, comme l'interdiction des minarets en 2009 et le renvoi des criminels étrangers en 2010, la plupart des tentatives de restriction drastique de l'immigration ont été rejetées par le peuple suisse, qui semble privilégier un équilibre entre ouverture et contrôle.