Le secteur informel de la location de voitures en Tunisie asphyxie les professionnels légaux avec 62 000 véhicules circulant clandestinement, menaçant la survie des opérateurs en règle. Ces véhicules privés, échappant aux charges fiscales et assurances professionnelles obligatoires, offrent des prix plus bas et causent une concurrence déloyale. Le président de la Chambre nationale des entreprises de location de voitures, Habib Maâouia, a révélé que ce fléau économique représente un manque à gagner annuel de plus de 180 millions de dinars pour l'État tunisien. Malgré cela, le secteur légal, comptant 853 agences et plus de 33 000 voitures, continue d'investir, employant plus de 30 000 personnes.