L’ONU dénonce des exécutions, disparitions et tortures sous l'état d'urgence en Honduras 05.03.2026

Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a dénoncé des violations graves des droits humains commises par les forces de sécurité honduriennes en 2025, sous couvert de l'état d'urgence décrété fin 2022 par la présidente Xiomara Castro pour lutter contre les gangs. Bien que cet état d'urgence, qui permettait des arrestations et perquisitions sans mandat, ait été refusé de prolongation par le successeur conservateur Nasry Asfura en janvier dernier, il a conduit à au moins 24 plaintes recensées par le représentant de l'ONU au Honduras, Juan Carlos Monge. Ces plaintes incluent huit disparitions forcées, cinq cas de torture, trois exécutions extrajudiciaires, deux décès en détention et six arrestations arbitraires, imputables aux forces militaires et policières, notamment la Direction de la police antigang et la police militaire. De plus, 17 défenseurs des droits humains ont subi des morts violentes en 2025, dans un climat d'impunité.














