Le procès d'un système présumé d'exploitation de 278 saisonniers marocains s'est tenu à Montauban, révélant des récits poignants de travailleurs ayant payé jusqu'à 10 000 euros pour obtenir des promesses de travail légal dans le Tarn-et-Garonne. À l'arrivée, nombre d'entre eux se sont retrouvés sans papiers, sans droits et sans salaires complets, parfois sans logement. Les deux principaux prévenus, Anass El T. et Imane L., ont nié toute commission directe, affirmant avoir simplement aidé à la logistique et aux visas, mais des preuves financières, notamment des virements sur le compte de la mère d'Imane L., ont soulevé des doutes. Le ministère public a requis des peines de prison avec sursis et une interdiction d'exercer dans le secteur agricole, dénonçant l'exploitation de la misère humaine et une concurrence déloyale. Le délibéré est attendu pour le 19 mai 2026.