L'armée malienne, aux côtés de ses partenaires russes d'Africa Corps, est accusée d'avoir utilisé pour la première fois des bombes à sous-munitions dans le nord du Mali en mai dernier. Ces armes, interdites par le Traité d'Oslo depuis 2008 et ratifiées par le Mali, ont été utilisées à au moins deux reprises, notamment dans les régions de Tombouctou et Kidal. Le Collectif pour la défense des droits des peuples de l'Azawad a documenté ces usages, décrivant ces armes comme particulièrement dangereuses pour les civils en raison de leur large périmètre d'explosion et des sous-munitions non explosées qui agissent comme des mines antipersonnelles. Des enquêtes suggèrent que ces bombes sont d'origine soviétique des années 1980. Ces frappes ont causé la mort d'au moins quatre civils.