Le procès de l'islamologue Tariq Ramadan, 63 ans, pour viols présumés sur trois plaignantes entre 2009 et 2016, s'est ouvert lundi à Paris en son absence. Hospitalisé à Genève, en Suisse, pour une "poussée" de sclérose en plaques selon ses avocats, une expertise médicale française a jugé l'islamologue apte à comparaître, estimant sa maladie "stabilisée" et sans signe de poussée récente. Malgré les protestations de sa défense, la cour a décidé de le juger par défaut et a émis un mandat d'arrêt international contre lui, provoquant le départ des avocats de la défense. Ramadan, qui a toujours nié les accusations, encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle.