Le ministre des Affaires étrangères bolivien, Fernando Aramayo, a dénoncé les manifestations qui réclament la démission du président Rodrigo Paz, les qualifiant d'"atteinte à l'État de droit". Depuis trois semaines, des paysans, ouvriers et mineurs manifestent massivement à La Paz et érigent des barrages routiers, plongeant le pays dans sa pire crise économique depuis quarante ans. Le gouvernement accuse l'ancien président Evo Morales d'orchestrer ce mouvement pour déstabiliser le pays. Face à la pression, Rodrigo Paz, en poste depuis six mois, a annoncé un remaniement ministériel et la création d'un conseil économique et social pour mieux intégrer les secteurs sociaux. Les États-Unis ont qualifié la situation de "coup d'État".