Il y a dix ans, le 30 juin 2016, le Manitoba adoptait la Loi 5 visant à soutenir l'épanouissement de la francophonie manitobaine. Cette législation, portée par la ministre alors unilingue Rochelle Squires, a notamment redéfini le statut de francophone pour inclure les personnes utilisant couramment le français dans leur quotidien, même s'il ne s'agit pas de leur langue maternelle. Pour Derrek Bentley, président de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), ce changement a permis une reconnaissance officielle des parcours comme le sien, celui d'un anglophone issu de l'immersion française. Jacqueline Blay, ancienne présidente de la SFM, se souvient de l'enthousiasme initial et de l'espoir d'une collaboration constructive avec le gouvernement provincial.