Le gouvernement français, par le biais du ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé le lancement d'une mission de "cartographie et d'évaluation de la qualité" des formations liées aux médecines "douces", "intégratives" et "alternatives". Cette initiative répond aux préoccupations des professionnels de santé concernant l'"entrisme" de ces pratiques à l'université et vise à mieux les réguler. Le Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres) est chargé de cette mission, tandis qu'une inspection est menée à l'Inspé de Dijon suite à des interrogations sur la rigueur scientifique de formations dispensées aux futurs enseignants. Cette décision intervient dans un contexte où des diplômes universitaires pour des soins non conventionnels suscitent des inquiétudes quant à leur fondement scientifique, avec une estimation de 203 diplômes "déviants" d'ici 2025.