Selon Francis Perrin, spécialiste de l'énergie, la guerre au Moyen-Orient, marquée par des attaques iraniennes contre des infrastructures énergétiques au Koweït et en Arabie saoudite, ainsi que des frappes israéliennes sur le gisement gazier de South Pars, entraîne des conséquences à long terme sur l'approvisionnement et les prix des carburants. Ces attaques, notamment contre les installations de gaz naturel liquéfié du Qatar, le troisième exportateur mondial, nécessiteront trois à cinq ans de réparations, empêchant une reprise normale du trafic gazier même si le conflit cessait. L'Iran utilise cette stratégie pour faire pression sur les pays arabes et le monde afin d'arrêter la guerre, provoquant une panique sur les marchés et une hausse durable des prix à la pompe pour les consommateurs mondiaux.