Deux ans après son adhésion à l'OTAN, la Suède renforce son engagement face à la menace russe, perçue comme technologiquement avancée et agile par la vice-amirale Ewa Skoog Haslum, cheffe des opérations militaires suédoises. Malgré l'absence de frontière terrestre commune, la Suède se considère en position frontale avec la Russie, avec des rencontres quotidiennes dans les airs et sur les mers. Le pays a déjà fourni des avions et des capacités antimines à l'Ukraine et participe à des missions de formation, se disant prêt à intervenir sur le territoire ukrainien. Cette position suédoise s'inscrit dans un contexte européen d'inquiétude face à l'enchaînement des crises et à l'imprévisibilité américaine, poussant à une coopération militaire accrue avec l'Europe.