L'ancien magistrat Ousmane Kane a fermement critiqué la réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale du Sénégal, qualifiant cette décision de "particulière gravité" pour la République. Selon Kane, se faire installer président de l'Assemblée par une institution acquise à sa cause expose Sonko à une humiliation majeure s'il est désinstallé par le Conseil constitutionnel. Il estime que Sonko n'avait pas besoin de cette installation périlleuse, pouvant contrôler l'institution à distance, et s'interroge sur l'absence de conseillers au sein de Pastef capables de le mettre en garde contre des transgressions qui pourraient mettre fin à sa carrière politique. Quinze députés de l'opposition ont déjà saisi le Conseil constitutionnel pour contester ce retour.