Peut-on dire non à Donald Trump? Le pari risqué de Pedro Sánchez et de l'Espagne face à la guerre en Iran 07.04.2026

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est positionné comme un opposant européen majeur à la politique de Donald Trump, condamnant fermement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran depuis le 28 février 2026, la qualifiant d'"illégale" et d'"erreur extraordinaire". Cette position a suscité la colère de Washington, avec des menaces de cesser tout commerce bilatéral et le refus de Madrid d'autoriser l'utilisation de ses bases militaires, suivi de la fermeture de son espace aérien aux avions américains engagés dans l'opération le 30 mars. Arantxa González, ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, explique dans un épisode du "Titre à la une" que cette ligne diplomatique assumée par l'Espagne est ancrée dans son histoire, notamment le traumatisme de la guerre en Irak en 2003, où la société espagnole s'était opposée à l'alignement du gouvernement sur les États-Unis. L'Espagne, malgré son opposition à ce conflit spécifique, maintient son engagement envers la sécurité européenne, atteignant l'objectif de 2% du PIB pour la défense au sein de l'OTAN et participant à diverses missions internationales.















