Le Parlement européen a approuvé le 26 mars la création de "hubs de retour" situés hors de l'Union Européenne, visant à regrouper et potentiellement détenir les migrants sous le coup d'une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) afin d'accroître l'efficacité des expulsions vers des pays tiers. Ce dispositif, soutenu par l'Italie et l'Allemagne, s'inspire d'un test mené en Albanie et prévoit une reconnaissance mutuelle des expulsions entre les 27 États membres ainsi que des sanctions accrues pour les personnes refusant de quitter le territoire. La France et l'Espagne expriment des réserves, tandis que des ONG dénoncent un recul des droits humains. Des négociations finales sont nécessaires pour définir les modalités juridiques et diplomatiques de ces centres.