Plages tunisiennes : quand le sable devient payant et l’accès se rétrécit 10.06.2026

Chaque été, le littoral tunisien fait face à une privatisation croissante due à l'installation de cafés, parasols et transats gérés par des exploitants privés. Bien que les municipalités justifient ces concessions par la nécessité d'organiser l'activité estivale et de générer des revenus locaux, les citoyens dénoncent un rétrécissement des accès gratuits. À La Kram, par exemple, des riverains comme Boutheina déplorent que l'espace public soit réduit à des zones restreintes et inconfortables. Les tarifs, variant de 15 à 45 dinars pour un ensemble parasol et table, sont jugés excessifs face à la baisse du pouvoir d'achat. Ce modèle de gestion crée une tension durable entre les objectifs d'attractivité touristique et le droit fondamental des citoyens à accéder librement à la mer, perçue comme un bien commun.














