La chaleur extrême ne se contente pas d’affecter le corps : elle perturbe également le cerveau et le psychisme. Selon la psychiatre Marine Akkaoui, les températures élevées modifient les neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, impliqués dans la régulation de l’humeur et du comportement. L’axe de l’hypothalamus, véritable thermostat cérébral, se trouve dépassé, ce qui entraîne une thermorégulation inefficace. Par ailleurs, les nuits tropicales empêchent le sommeil et dérèglent l’horloge biologique, rendant les individus plus irritables, anxieux et nerveux.