Six start-up françaises spécialisées dans la télésurveillance médicale ont alerté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le jeudi 11 juin, concernant les lourdeurs administratives qui freinent leur secteur. Ces entreprises, telles que Biosency et Implicity, ont souligné que plusieurs années peuvent s'écouler entre la validation clinique d'une innovation et son remboursement par l'Assurance maladie, freinant ainsi leur déploiement à grande échelle. L'exemple d'Implicity, qui a attendu près de deux ans après un avis favorable de la Haute Autorité de Santé pour le remboursement de sa solution de télésurveillance de porteurs de pacemaker, illustre ces délais. Les start-up soutiennent que la télésurveillance médicale n'est pas une dépense mais un investissement rentable qui permettrait de réduire les coûts de santé et d'améliorer la prise en charge des patients, notamment face au déficit de 21,6 milliards d'euros de la Sécurité sociale prévu pour 2025.