Pour le patron de l’AIE, la crise actuelle est la pire que le monde ait connue 07.04.2026

Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qualifie la crise énergétique actuelle, exacerbée par la guerre au Moyen-Orient, de la pire jamais connue, surpassant les crises de 1973, 1979 et 2022 réunies. Il souligne que le conflit perturbe non seulement le pétrole et le gaz, mais aussi des produits essentiels comme les engrais et l'hélium, prévoyant un "avril noir" avec une perte de pétrole brut et de produits raffinés doublée par rapport à mars, suite à l'attaque de soixante-quinze infrastructures énergétiques. Malgré ce sombre tableau, Birol voit des raisons d'optimisme à long terme, anticipant une transformation profonde de l'architecture énergétique mondiale avec une accélération des renouvelables, du nucléaire et des voitures électriques, tout en appelant à une utilisation prudente et efficace de l'énergie à court terme.














