Face aux pénuries de carburant reconnues par les autorités éthiopiennes, attribuées à la guerre au Moyen-Orient et au blocage du détroit d'Ormuz, l'Éthiopie met en place des mesures prioritaires aux stations-essence. Les véhicules transportant des biens de première nécessité et les transports publics bénéficieront d'un accès privilégié. L'approvisionnement quotidien en gazole a chuté de 9,2 millions à 4,5 millions de litres, affectant ce pays enclavé de 130 millions d'habitants qui importe la totalité de son carburant via Djibouti. Les autorités appellent à une utilisation parcimonieuse du carburant, à privilégier la marche et les transports en commun, et encouragent les énergies renouvelables, alors que le pays connaît une inflation de 10% et que des élections législatives approchent le 1er juin.