En République démocratique du Congo, un débat sur les réformes électorales, notamment celles de la loi organique relative à la CENI, est relancé par des propositions du député Meschack Mandefu Muela. Ces propositions incluent la suppression de l’Assemblée plénière de la CENI et la fin de l’exclusivité des confessions religieuses pour la présidence de l’institution, ouvrant la voie à des appels à candidatures nationaux. Une dizaine de chefs religieux, menés par Ejiba Yamapia, s'opposent fermement à cette dernière mesure, craignant une politisation de la CENI, un conflit d’intérêts, et un rétrécissement de la participation sociale. Ils plaident pour le maintien de la configuration actuelle, jugée garante d'inclusion et de transparence, et rappellent le caractère citoyen de la CENI, comparable à la CNDH et au CSAC, pour éviter un recul démocratique.